Un nouvel eldorado de kayak à Saint-Michel-des-Saints
Simon Diotte - La Presse - Soumis le 17 Septembre 2010, 18:37
(Saint-Michel-des-Saints) À partir du camp de base d'EKMF, deux minutes de camion suffisent pour mettre nos kayaks à l'eau sur le lac Kaiagamac, situé à l'entrée de Saint-Michel-des-Saints, dans le nord de Lanaudière. Notre plan de match: explorer les méandres de la rivière Sauvage, qui porte bien son nom, tout en terminant l'aventure dans le centre-ville du village.

Mon guide, c'est Michel Forest, propriétaire d'EKMF, sigle pour Excursion en kayak Michel Forest. Depuis l'automne dernier, ce réparateur d'électroménagers de profession s'est lancé un défi: faire découvrir Saint-Michel-des-Saints, paradis incontesté des sports motorisés, par le kayak de mer et d'eau vive. Dans ce coin de pays, c'est du jamais-vu. Et pourtant, le potentiel est énorme. De la nature vierge, à deux heures de Montréal, il n'y a que ça aux alentours.

«En plus du lac Taureau, la région compte une multitude de lacs et de rivières sauvages (Mattawin, Ouareau, du Poste, etc.) qui ne demandent qu'à être pagayés», me dit cet ex-adepte de VTT. Pour me faire découvrir son territoire de jeu, je pars avec lui sur les «Sentiers d'eau», l'un des multiples forfaits de sa jeune entreprise.

Ce que je constate, c'est que partir avec M. Forest, c'est l'aventure à l'état pur. Pour cet homme de 46 ans, pas question de suivre le tracé balisé qu'il connaît par coeur, jour après jour. Chaque fois, il s'arrange pour mouiller son embarcation dans des eaux encore plus vierges que les précédentes. Ainsi, il s'amuse autant que sa clientèle.

Notre excursion commence par la rencontre d'un premier obstacle. Il faut trouver le point d'entrée de la rivière Sauvage, qui se jette dans le lac Kaiagamac. La végétation aquatique envahit l'embouchure du cours d'eau, tellement que l'on pagaie dans une jungle de joncs, sans trouver d'issue. J'en arrive à perdre de vue mon guide. «Où es-tu, Michel?» dois-je crier à quelques reprises. «Ici», me répond-il, en levant sa pagaie. Mais que diable allais-je faire dans ce kayak!

De jonc en jonc, ça y est, on trouve l'accès à la rivière. On pénètre alors dans un monde naturel peu exploré, où la faible profondeur de l'eau bannit les engins à moteur. La voie, étroite et sinueuse, affiche une eau on ne peut plus claire. De toute beauté. Trente minutes plus tard, on fait face à un nouvel obstacle: un barrage de castors. «On va être obligé de faire demi-tour», me dis-je intérieurement. Mon guide, lui, voit les choses autrement. «Avance, on s'en va voir qu'est-ce qui se cache l'autre bord», me dit-il. Hein? Aussitôt dit, il bondit hors de son kayak. D'un coup de main, il le hisse par-dessus le seuil.

«Donne-toi un élan pour franchir le barrage», lance-t-il à mon intention. En tout cas, mon guide n'a pas fini de me surprendre. Je me propulse alors de toutes mes forces sur le barrage en question. En raclant le fond, je me coince dans les branches, mais avec l'aide de Michel, les deux pieds dans l'eau, et d'une nouvelle poussée, je traverse l'obstacle. «Aimes-tu mon service VIP, pour Very Important Paddler?» me demande-t-il, sourire aux lèvres. Oh oui!

Chemin faisant, d'autres barrages de gros rongeurs se dressent devant nous. Au total, on en passe une demi-douzaine. La rivière rétrécit progressivement, nous obligeant à pagayer dans des petits chenaux qui n'ont jamais vu de kayak de mémoire d'homme (j'exagère à peine...). Même mon guide n'avait jamais été aussi loin. À notre retour, le courant dans le dos, on file à vive allure, sautant d'un barrage à l'autre, sans s'y embourber. Comme dirait l'autre, c'est tripatif.

Après avoir descendu le rapide de la décharge du lac Kaiagamac, notre excursion de 12 km se termine sur la rivière Mattawin, derrière la boutique d'artisanat Bellerose, où une employée d'EKMF nous attend pour reprendre nos embarcations, ce qui nous évite de retourner sur nos pas. Complètement éreinté, il ne reste plus qu'à me détendre dans l'un des multiples bars de la place.

L'été achève, oui, mais pas pour M. Forest. EKMF ne range pas ses embarcations avant l'Action de grâce, au plus tôt. Pour pagayer par temps froid, le proprio fournit les anoraks et des mitaines en néoprène. «Fini les excuses pour ne pas sortir sur l'eau», me dit-il. Et franchement, avec lui, vous n'allez pas le regretter. EKMF propose de nombreux forfaits guidés ou autonomes, six mois par année.
Plus d'info à: http://www.ekmf.ca


Source: http://www.cyberpresse.ca/opinions/201009/16/01-4316302-notre-securite-en-peril.php?utm_ca...
Soumis par: stéphane
Catégorie: Destinations
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