Ne laissons pas tomber le Saint-Laurent
Marie Lagier, directrice générale de Stratégies Saint-Laurent* - Soumis le 12 Mars 2010, 16:11
Le récent budget du gouvernement fédéral fait état d'un financement de 8 millions de dollars par an pour permettre de poursuivre la restauration des Grands Lacs. Il faut se réjouir de cette annonce, car l'amélioration de la qualité de l'eau des Grands Lacs devrait permettre d'améliorer celle du fleuve Saint-Laurent. Ce montant semble toutefois bien dérisoire si on le compare aux 475 millions de dollars américains annuels annoncés récemment par le président Obama dans son plan de restauration des Grands Lacs (secteur américain).

Plus préoccupant encore, rien n'est prévu dans le récent budget pour soutenir directement des programmes de réhabilitation pour le Saint-Laurent, qui est pourtant l'un des cours d'eau les plus importants au Canada, et l'un des plus peuplés.

Au Québec, 80?% de la population réside sur ses rives. Ce fleuve est un des joyaux de notre patrimoine naturel et l'hôte de plusieurs milliers d'espèces, un fait important à souligner dans le contexte de l'année internationale de la biodiversité.

Voilà maintenant un peu plus de 20 ans que le premier programme de restauration du Saint-Laurent a vu le jour. C'était en 1988. Le Canada et le Québec signaient la première entente historique en vue de restaurer la qualité de l'eau du Saint-Laurent, plus communément appelée le Plan d'action Saint-Laurent.

Il faut dire que la situation était alors critique. La plupart des industries rejetaient alors leurs effluents sans traitement préalable directement dans le fleuve. Grâce à des efforts soutenus, généralement en lien avec ce programme, la situation s'est certes améliorée. Les grandes industries riveraines ont collaboré aux différentes phases du Plan Saint-Laurent en réduisant leurs rejets toxiques et en traitant leurs effluents. Les villes et municipalités se sont dotées d'équipements susceptibles de mieux traiter leurs rejets au fleuve. Ainsi, la qualité de l'eau s'est améliorée, par exemple, des sites autrefois désertés pourraient dans un avenir rapproché redevenir propices à la baignade.

Cependant, nous nous devons de rester vigilants comme en témoigne le plus récent portrait sur l'état du Saint-Laurent, publié en 2008 par les gouvernements du Canada et du Québec (Portrait global de l'état du Saint-Laurent 2008). La population de bélugas est stable, mais elle n'a pas augmenté, ce qui fait que l'on ne peut pas parler de rétablissement majeur de cette espèce phare de notre Saint-Laurent. Peu d'améliorations également du côté des populations d'oiseaux et de la superficie des milieux humides.

De plus, de nouvelles menaces commencent à poindre à l'horizon ou s'intensifient, telles que les espèces exotiques envahissantes, de nouvelles substances toxiques (par exemple, les polybromodiphényléthers ou PBDE), la pollution agricole, ainsi que les fluctuations de niveaux d'eau et l'aggravation de l'érosion des rives dues aux changements climatiques.

Le Plan d'action Saint-Laurent, financé en grande partie par le gouvernement fédéral, se termine le 31 mars. Depuis près de 20 ans, un réseau d'organismes dynamiques travaille avec les autorités gouvernementales et les collectivités riveraines à la réhabilitation du Saint-Laurent. Ces organismes sont, plus que jamais, prêts à s'affairer à la restauration du fleuve, à relever de nouveaux défis associés à la gouvernance de l'eau, et à contribuer à faire face aux nouveaux enjeux.

Le gouvernement fédéral doit démontrer son soutien aux collectivités riveraines du Saint-Laurent, notamment par un soutien conséquent de ce réseau. Or, le présent budget ne semble pas démontrer l'intérêt du gouvernement à l'égard du fleuve.

Un peu partout au Québec, le long du Saint-Laurent, de nombreux intervenants, élus, comités d'usagers et groupes d'intérêts s'inquiètent des signes d'un désengagement du gouvernement fédéral et d'une baisse de son financement des programmes de restauration et de suivi du Saint-Laurent. Le Saint-Laurent mérite encore toute notre attention. Il est encore soumis à de multiples pressions. Il y a un intérêt de plus en plus marqué des citoyens de se réapproprier ses berges ainsi que la pratique d'activités récréatives telles que la baignade et la pêche.

Nous avons besoin du Saint-Laurent et le Saint-Laurent a encore besoin que l'on se préoccupe de lui.

* Stratégies Saint-Laurent est un regroupement des 14 comités de zone d'intervention prioritaire (comités ZIP) situés tout le long du Saint-Laurent et reconnus officiellement par les gouvernements du Canada et du Québec dans le cadre du Plan Saint-Laurent.

Source: http://www.cyberpresse.ca/opinions/201003/12/01-4260069-ne-laissons-pas-tomber-le-saint-la...
Soumis par: Stéphane
Catégorie: Milieu, Environnement
Lectures: 1252




Lien vers cette nouvelle: http://nouvelles.kayakdemer.net/?fct=vn&no=212

M'abonner aux nouvelles via RSS 2.0
Qu'est-ce que le RSS ?

Qu'est-ce que le RSS

Le RSS est l'acronyme de Really Simple Syndication et signifie en français « souscription vraiment simple ». Il est une variante du langage de programmation XML et permet aux internautes de s'inscrire à un ou plusieurs fils de syndication à l'aide d'un agrégateur. Ce système vous permet de retrouver en un seul lieu, dans votre agrégateur, tout le contenu qui vous intéresse, peu importe sa provenance. Ainsi, il vous est possible de consulter rapidement tout le contenu de votre choix sans pour cela devoir naviguer de site en site. Le flux RSS est généré régulièrement pour vous permettre d'être à jour dans les sujets qui vous intéressent.

Comment utiliser le RSS?

Le format RSS ne peut être interprété que par un agrégateur de contenu (rss aggregator, news reader ou news feeder). Il s'agit d'un logiciel que vous installez sur votre ordinateur et qui recueille automatiquement les dernieres nouvelles du monde du Kayak de Mer en format RSS.

À la suite d'une requête du logiciel sur l'internet, les nouvelles se retrouveront localement sur votre ordinateur. Il existe également bon nombre d'agrégateurs web qui vous offrent une gestion virtuelle à l'intérieur d'un compte utilisateur. Plusieurs agrégateurs sont offerts gratuitement sur l'internet, vous n'avez qu'à inscrire « rss aggregator », « news reader » ou « news feeder » dans votre moteur de recherche favori pour trouver l'agrégateur qui vous convient. Voici quelques exemples d'agrégateurs. Comme le résultat varie en fonction du système d'exploitation utilisé, renseignez-vous avant de choisir un lecteur.

Quel agrégateur puis-je utiliser?

Pour plus d'information à ce sujet, veuillez consulter Wikipédia à http://fr.wikipedia.org/wiki/Agrégateur.

Comment obtenir les fils RSS des Nouvelles du Kayak de Mer dans le Nouveau Monde?

Vous devez tout d'abord installer un agrégateur sur votre ordinateur ou créer un compte à l'intérieur d'un agrégateur web. Pour recevoir le fil du blogue de KMNM, cliquez sur l'icône pour vous inscrire au fil en utilisant votre navigateur, iGoogle, MyYahoo ou Netvibes ou, pour utiliser un autre service de lecture de feed RSS, cliquez sur le lien ci-dessous avec le bouton droit de vous souris, sélectionnez « Copier » dans le menu et ensuite collez (en cliquant sur « Coller » dans le menu) le lien dans l'agrégateur que vous aurez choisi. Les utilisateurs Macintosh, quant à eux, doivent faire « ctrl+clic » et choisir « Copier le lien ».

Après avoir autorisé l'inscription, vous n'aurez qu'à consulter votre agrégateur pour lire les dernieres nouvelles du Monde du Kayak de mer.

Quelle est la différence entre les fils de nouvelles RSS et la baladodiffusion?

Le fil RSS n'envoie que des contenus texte alors qu'il est possible d'obtenir des contenus audio et vidéo en baladodiffusion.