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La vitesse d'un XP18 de Point 65°N
Par Stéphane, 5 Octobre 10, 22:33

Section Équipement | Critique, Équipement, Expérience, Revue d'équipement, Vitesse | 3 commentaires

Ce samedi, grâce à la généreuse initiative de Pierre Baribeau, quelques intéressés, dont moi même, ont eu la chance d'essayer un type de kayak que l'on a peu l'habitude de voir ici. Il s'agit du XP18 de Point 65°N, une compagnie suédoise dont quelques kayaks avait été distribué par la boutique Camp de Base à Montréal le temps d'une saison. En fait, on devrait maintenant voir plus de ces kayaks puisque ceux-ci seront désormais représentés par Jeff Rivest, fondateur des kayaks Azul & Riot, qui s'est joint cet été à Point 65°N.
Je dois dire que l'essaie a pour ma part été plutôt sommaire puisque je n'ai pas vraiment pris le temps de bien explorer les différents aspects du comportement du XP18, mais je vais tout de même vous faire part de mes premières impressions.
Disons d'abord que ce kayak surprend par son look vraiment hors de l'ordinaire. Il semble être un genre d'hybride entre un kayak de mer et un surf ski. Le point qui surprend le plus à prime abord est sans doute sa proue proéminente. Elle rappel un peu celle de certains kayaks de performance Epics mais sinon, unique chez les autres kayak de mer que je connais. Le pont assez haut, qui permet de loger les jambes dans une position relativement fléchies, est conçu afin de ne pas obstruer la pagaie même utilisée à un angle très prononcé et c'est vraiment ce qu'on remarque lorsqu'on en fait l'essaie. Par ailleurs, après quelques coups de pagaie, ce qui frappe c'est la très faible stabilité directionnelle comparativement à un kayak de mer traditionnelle. Un kayakiste qui déciderait d'utiliser ce kayak devrait donc optimiser sa technique de pagaie afin de bien se déplacer en ligne droite, sans pouvoir compter sur le kayak pour l'aider à tenir sa direction. Ce qui est une très bonne chose, non ? Le XP18 que nous avons essayé avait en plus un gouvernail et une dérive. Une fois la dérive abaissée, la stabilité directionnelle est alors tout à fait correcte.
Lorsque je l'ai pagayé, j'ai eu l'impression qu'il était plutôt rapide mais sans point de référence (je n'avais pas mon gps) il est difficile d'estimer plus précisément la vitesse du kayak ou encore pouvoir juger si, pour un effort donné, ce kayak est plus ou moins rapide qu'un autre kayak.
En somme, j'ai l'impression que je n'ai fait qu'effleurer les capacité de ce kayak et que je ne lui ai sans doute pas rendu justice avec mes quelques coups de pagaie. En plus, j'ai l'impression que ce kayak se comporterait peut-être mieux une fois chargé. Peut-être qu'on y trouverait alors la bête des plus rapide pour la rando et que la stabilité directionnelle serait alors tout à fait correct, si je corrigeais mon coup de pagaie pour minimiser la perte de cap ? J'aurai besoin d'autres essais pour le savoir...
Un deuxième kayak Point 65°N, le Whisky 16 était également présent. Intéressant kayak conçu par Nigel Foster, plus court, moins surprenant mais apparemment bien conçu. Un kayak davantage accessible, stable, très manœuvrable, intéressant.
Cliquez sur l'image pour voir
quelques photos des kayaks

La vitesse d'un kayak

L'appréciation de la vitesse d'un kayak est souvent subjective. À moins d'avoir un gps et de pouvoir pagayer des kayaks dans des conditions très semblables, il est souvent difficile de vraiment apprécier la rapidité d'un kayak sans être influencé par notre condition ce jour là, l'état du point d'eau, les références visuelles, si on voit le fond ou pas, le vent, les autres kayaks qui naviguent à nos côté. L'idée me trotte dans la tête depuis un certains temps d'essayer, avec les moyens les plus simples possible, d'évaluer le plus objectivement possible de la vitesse d'un kayak, sans avoir à utiliser des bassins spécialisés ou d'arrangements trop complexe.
Une possibilité serait peut-être de placer le kayak avec kayakiste dans un courant et de mesurer la résistance de celui-ci à l'aide d'une balance type balance suspendue. J'ai l'impression qu'il serait difficile d'obtenir une mesure précise dans un courant le moindrement agité. En plus, il faudrait toujours aller à cet endroit pour faire des mesures.
Nous avons donc opté pour une méthode beaucoup plus simple qui n'est pas parfaite mais qui peut tout de même nous donner quelques informations.
Il s'agit de demander à 2 kayakistes ou plus de pagayer différents kayaks, en tentant d'utiliser dans la mesure du possible la même énergie et la même technique de pagaie d'un kayak à l'autre en parcourant une distance donnée. On chronomètre alors le temps mis pour parcourir la distance par les différents kayakistes à bord des différents kayaks et on fait des moyennes.
Dans notre cas, nous étions 2 kayakistes, nous avons parcouru 3 fois la distance de 195m à bord de 3 kayaks différents, près d'une rive où il n'y avait que peu de courant et très peu de vent. Les 2 kayakistes pagayaient à deux intensités différentes. Nous avons d'abord comparé les deux kayaks Point 65°N puis un troisième kayak. Lors de l'essaie des 2 kayaks Point 65°N, nous alternions entre les 2 kayaks à chaque parcours, afin que s'il y avait augmentation de la fatigue ou augmentation graduelle de l'enthousiasme, la variation influence les mesures sur les deux kayaks.
Il est intéressant de constater qu'à plus basse intensité, la différence de vitesse est presque nul entre les 3 kayaks essayés. Par contre, à plus grande intensité, on peut percevoir une bonne différence entre le XP18 et le Whisky 16. Par contre, dans ce test, il ne semble pas y avoir de différence marqué entre le XP18 et le Force 4. On pourrait aussi imaginer que certains kayaks pourrait être avantagé dans différentes conditions, ce qui complique un peu l'affaire. Mais nous n'en sommes pas là...
Afin d'augmenter la résolution (distinguer la différence de glisse entre 2 kayaks ayant de petites différences) il faudrait probablement parcourir une plus grande distance, je suppose environ 500m. Pour augmenter la qualité des statistiques, il faudrait peut-être faire plus de parcours avec chaque kayak, peut-être environ 5 et idéalement fait par plus de kayakistes, entre 3-5.
Par contre, j'ai l'impression qu'il sera difficile de comparer des résultats obtenues lors de différents jours. Peut-être en incluant un standard interne (un même kayak testé à chaque fois) ?
En tout cas, c'est assez intéressant et amusant pour qu'on renouvelle et qu'on essais d'améliorer le concept.
Faites nous connaître vos résultats si vous tentez aussi l'expérience !


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