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The Cove: Troublante exploitation des dauphins
Par Stéphane, 17 Août 09, 23:34

Section Faune et flore | Baleines, Dauphins, Environnement, Faune et flore, Films, Milieu, Phoques | 0 commentaire

Je suis allé voir hier le documentaire The Cove dont j'ai parlé dans mon billet précédent, et qui traite essentiellement de l'exploitation des dauphins dans la baie de Taiji au Japon.

Disons d'abord que ce documentaire n'est pas objectif. Il tente de démontrer l'atrocité de l'exploitation des dauphins dans cette baie du Japon. Les instigateurs du films sont tous des activistes pour la cause de la protections des dauphins et de la faunes des océans et le film est produit par la Oceanic Preservation Society.

N'en reste pas moins que ce que l'on nous montre de cette exploitation des dauphins à cette endroit ne peut difficilement nous conduire à d'autres conclusions qu'il s'agit, pour le moins, d'une exploitation fortement douteuse et stupide de ce mammifère marin. Stupide d'abord parce que la viande de dauphins contient 5000 fois plus de mercure, hautement toxique, que la dose maximale recommandée. Donc une viande toxique, qu'ils doivent souvent commercialiser sous d'autres noms, en prétendant qu'il s'agit de baleine ou en la mélangeant à d'autres viandes. Stupide parce que, conscient que l'opinion publique serait probablement en désaccord avec cette exploitation, le japon cache celle-ci à sa propre population et bien sûr au reste du monde. Stupide parce que une partie de la viande est insidieusement donnée gratuitement aux écoliers en bas âge sans que les parents ne sachent qu'il s'agit de viande toxique de dauphins. Enfin stupide parce que, bien que la chasse puisse se justifier dans un contexte d'exploitation intelligente des ressources, d'un soucis de l'impact sur leur population par fixation de quotas et lorsqu'elle est pratiqué de façon à minimiser la souffrance des animaux, celle-ci semble faite de façon barbare et inconsciente, sans aucun soucie de limiter la souffrance des dauphins, un mammifère doté d'une grande intelligence et pour qui il a été démontré qu'il possède une conscience de sa propre existence. Ce que l'on fait subir à nos animaux d'élevage, bœufs, cochons, poules et compagnie n'est également pas dépourvue de cruauté mais bon, une chose à la fois. Évitons la dérive...

Par ailleurs, bien que la grande majorité des dauphins sont abattues pour la viande (plus de 20 000 dauphins et marsouins chaque année au Japon), les plus beaux spécimens, qui s'apparentent en fait au plus célèbre des dauphins, Flipper, sont vendus aux zoos, aquariums et bassins de "nage avec les dauphins" du monde entier et ce pour près de 150 000$. Ce qui fait dire à plusieurs que les acheteurs de ces dauphins encouragent ainsi cette exploitation et, par ricochet, ceux qui vont voir ces dauphins et vont nager avec des dauphins en captivité. Paradoxalement, Ric O’Barry, un des plus fervent défenseur de la liberté des dauphins et instigateur du film a été un des premiers dresseurs de dauphins en captivité et fut entre autre le dresseur du célèbre dauphin Flipper !

Difficile de ne pas faire de parallèles avec l'exploitation des phoques dans le golf du Saint-Laurent dans la forme et dans le combat qu'ont mené les groupes de protection de la faune contre cette chasse. J'entendais dans les arguments des japonais pour justifier leurs pratiques des arguments entenduent aussi ici: méthode rapide d'exécution qui limite le souffrance, nécessité de contrôler une population qui est en partie responsable de l'effondrement des stocks de poisson, qu'il s'agit d'une chasse traditionnelle et la volonté de ne pas se laisser dicter par le reste du monde ce qu'ils peuvent faire ou ce qui est immoral de faire parce qu'ils n'y comprennent rien. Malgré des arguments semblables, reste à mon sens que la chasse au phoques semble mieux contrôlé et justifiable que l'autre. Mais ceci pourrait être l'objet d'une autre longue, très longue discussion...

Bref, ces images ne laissent pas indifférent. De voir des êtres humains tuer d'autres êtres vivants que l'on associe à une forme d'intelligence et ce, de façon apparemment barbare, sans aucune retenue, à l'aide d'outils tranchants semblant remonter au moyen âge nous rappèle brutalement ce côté animal prédateur de nous même et en même temps nous fait souhaiter que nous ayons également un côté plus évolué et élevé de conscience qui pourrait nous donner la volonté d'éviter le plus possible de faire souffrir inutilement d'autres êtres vivants et de vouloir préserver le plus possible toute la vie qui nous entoure, ne serait-ce parce qu'elle est belle et qu'on souhaiterait que l'être humain ait le moins d'impact possible sur sont épanouissement.

Le kayak de mer a, depuis toujours, eu d'une façon ou d'une autre un lien très étroit avec la faune et la flore marine. Il est né du besoin d'avoir une embarcation permettant la chasse. Une chasse de subsistance et très contrôlée par la nature relativement frêle du kayak, de l'immensité de la mer et de la nature difficile et sportive de cette chasse sur l'eau. Depuis, bien que le kayak serve pour certains essentiellement comme moyens de se déplacer sur l'eau et de jouer avec ses mouvements, il est également, je crois pour une grande proportion des kayakistes marin, une embarcation permettant de se glisser silencieusement dans un milieu vivant qui ne se lasse pas de nous émouvoir, ce qui éveille chez plusieurs cette conscience aiguë de la nécessité de la respecter, de la préserver et d'y laisser le moins possible notre trace.

En outre, le film comporte également beaucoup de très jolies images de dauphins et de nage avec les dauphins et baleines, qui contrastent fortement avec le reste du propos. Allez voir The Cove et faites vous votre propre opinion...


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