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Le blogue de EricM
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Entre la Baie Trinité et Tadoussac
Par EricM, 23 Septembre 11, 11:32

Section Aventures | Camping, Destinations, Expérience | 4 commentaires

De retour d'une expédition de kayak entre Rivière éternité et Tadoussac.

Jour 1:

Trajet entre Montréal. Québec, pour y prendre des amis, Saguenay pour y prendre nos convoyeuses de voitures et enfin Baie Éternité point de départ sur le Saguenay. Première expérience du chargement et de transport des kayak chargé a bloc pour rejoindre en fin l'eau, mais cette fois ci à marée basse pour nous montrer les joies de la marche avec kayaks dans la vases. Sorti crotté de l'expérience.

Arrivée au camp #1 toujours à marée basse ou nous prenons nos quartier pour la première nuit. Plateforme en bois pour y monter les tentes rendant les premières nuits pas mal inconfortable. Mais le corps à la faculté de s'adapter. Première cuisine de camping et aussi premier verres de vin ( et pas les derniers; après l'effort, le réconfort). La première nuit se conclue par un feu sur la plage permettant a certains de prédire le point maximum de la marée. Les kayaks étant accrochés pour la nuit, le dodo fut bien venu et détendu.

Le site de rivière Éternité est majestueux. Un falaise avec un a pic qui plonge tout droit de +200m à -200m; Impressionnant de se sentir aussi petit au pied de ce rocher qui à connu les glaciers.

Ce premier soir est aussi celui, ou j'ai fini en premier les denrées les plus périssable. Les repas sont aussi les moments de partage dans notre petit groupe bien soudé qui, toujours sous le signe de la détente et de la bonne humeur à permis de rendre cette expédition des plus agréable. Les fromage et les saucissons et bien sur le vin sont toujours partagé permettant de faire des belles découvertes gustatives.

Je ferme ma frontale pour ce premier jour.

A suivre...

Jour #2:

Après une première nuit sur plateforme, temps pour un petit déjeuner de groupe. Une routine s'installe; rangement du sac de couchage, pliage du matelas. rangement des affaires dans les sacs étanches. 

le temps plutôt gris n'annonce rien de beau. Nous en avons confirmation après l'écoute des prévisions météo sur la VHF. 

Au loin sur une pointe, un jeune orignal vient boire dans le fjord. Il semble que l'eau saumâtre ne le dérange pas trop. 

Malgré le temps gris et venteux, nous décidons quand même de tenter un départ vers notre prochaine étape sois l'anse Tabatière. Portage des kayaks à nouveau dans la vase pour trouver l'eau. un peu de sport périlleux pour éviter de tomber et aussi de faire tomber un kayak; les roches ne sont jamais très loin.

Une fois tous le monde embarqué, le départ dans un décor grandiose. le cap Trinité, surplombe la baie du haut de ses 200 m. on se sent tout petit. Le vent jusque là tolérable semble se renforcer un peu les vaguelettes se transforme en vagues, le temps se détériore lentement et surement. Le kayak étant très chargé se comporte malgré tout de façon superbe. seule l'accélération est plutôt lente. Une fois le cap Éternité atteint, la houle et le vent d'Est venu lever les vagues nous rentre dans la face. Montée, descente, appuis pour se rattraper, rendent la progression des plus difficile. de plus, le passage du Cap, nous soumet à un clapot intense qui nous renvoie des vagues arrivant de tous coté. Sans être dangereuse, la situation est critique. Il est temps de prendre un décision. Le retour à notre point de départ est admis comme la solution la plus sécuritaire. Il est important dans ce type d'expédition de limiter les risques , ne pouvant compter que sur nous même. Retour au camps #1.

Malgré ce temps démonté, et ces puissantes vague pourquoi pas malgré tout surfer ces vagues qui nous en fait souffrir un peu. Décision prise, demi tour et en avant!!! accélération, appuis, surf rapidement attrapé sur une eau de plus en plus démontée, malgré tout un plaisir intense de sentir le kayak accélérer sur la vague. Le souffle est court, mais les cris de joie fusent.

Retour au camps de base avec une marée haute qui nous permet de limiter les portage. Heureux pour nous. Mais il faut remonter toutes les affaires et de nouveau monter les tentes. Chose dite, chose faite, temps maintenant pour un repos bien mérité. Un écoute des prévisions météo nous confirme dans notre décision de stopper notre progression. des vents de 35 à 45 noeuds ont été annoncé. 

 

Le bruit des réchaud Dragonfly limite quelque peu les discussions durant la préparation des repas de chacun et chacune. Une coupe de vin vient de temps en temps humecter et abreuver les kayakistes assoiffé. Une autre nuit s'en vient, précédée d'un feu de camp qui à permis de faire griller quelques épis de maïs.

 

Quelques pages de lecture et finalement fermeture de la frontale pour dormir. 

Jour#3:

Si le temps de la veille nous a cloué au camp numéro un, ce troisième jour s'annonce un peu plus facile. Si le temps est toujours couvert et la pluie, au moins le vent est tombé nous donnant l'opportunité de partir à nouveau est aussi de progresser un peu dans notre périple.

De nouveau, la routine du paquetage et aussi du petit déjeuner prends son rythme de croisière. Pas de perte de temps pour tout emballer et charger les kayaks. Il faut être prêt toujours de façon rapide, les prises de décisions si trop prolongée peuvent aussi entrainer des délais bien souvent insurmontable au cours d'une expédition. 

Les routines de transport des kayaks sont au point, 4 personnes par kayaks, et on fait plusieurs aller retour.

Il est important de ne pas trop se surcharger, les risques de blessures sont là et peuvent pas mal entraver une expédition. 

L'eau douce est aussi un point important sur les eaux saumâtre du Saguenay. À proximité des sites de camping, il y a toujours des sources ou des ruisseaux, chargé d'une eau légèrement teintée. La filtration est recommandée, mais à date, l'eau était très bonne même sans filtration. Je ne recommande à personne de boire de l'eau non filtrée. Toujours ce coté sécurité. Il est mal aisé, d'avoir la diarrée en kayak de mer. Sans compter des points d'accostages très limité!!!!

 

De nouveau sur l'eau pour enfin partir et aller voir ce qu'il y a après le prochain cap, le prochain virage. Une rapide navigation nous permet de rejoindre l'Anse Tabatière, seconde étape de notre périple. Nous y prenons une collation rapide et aussi franchement mouillée. Heureusement que Stéphane à une bache et des poteaux pour créer un abri de fortune, nous permettant de manger au sec.

Cette première étape réelle de navigation m'a permis de voir des phoques qui se prélassaient sur quelques rares rocher non verticaux.

Le temps à la pluie se transforme tranquillement et les nuages s'obscurcissent au court de notre départ pour l'Anse du Cheval. Quelques coups de tonnerre, nous font rapidement penser que la navigation sur l'eau par temps d'orage est absolument à proscrire pour des questions de sécurité. De nouveau le groupe se réuni pour savoir si nous rebroussons chemin et retournons à L'anse Tabatière, ou si nous continuons. Les connaissances du territoire de Stéphane nous permettent plutôt de progresser vers L'anse St Jean, ou un camping municipal existe à proximité de l'eau. Ce choix qui nous permet de progresser malgré tout, et aussi nous permet d'ambitionner sur des douches chaudes, et aussi d'un endroit au sec, histoire faire sécher un peu notre linge trempé, non pas par la pluie, mais par l'humidité de la transpiration que nous générons. Les tentes partiellement mouillées, rempliront heureusement leur rôle d'abri durant la nuit, le ciel n'ayant par fini de libérer des trombes d'eau sur nous et nos abris.

Il n'y a pas de place pour l'approximation des des expéditions comme celle-ci. Une tente de mauvaise qualité et c'est le froid et l'humidité qui prennent le pas et aussi sapent le moral. Les nouvelles fibres nous ont aussi permi de passer des journées complète sous l'eau sans finir trempé. La température du Saguenay, n'as pas non plus été un obstacle, les pieds n'ont pas trop souffert d'être constamment mouillé. 

Après avoir eu un site d'attribué, la ronde des transport de kayak à repris, à fin de ne pas laisser nos embarcation sur des rives incertaines relativement à la hauteur des marées. 

Les douches chaudes et aussi un bain à tourbillon on permis à certaines de se refaire une santé, et aussi de maintenir le moral du groupe au beau fixe. Du linge sec aussi à aidé à garder le sourire. 

Une connection Internet nous à permis de voir que l'ensemble du Québec partageai un temps au beau fixe excepté une belle bande de nuages localisée exclusivement sur le Saguenay.  Malgré tout l'ambiance était à la rigolade. Soirée au Bistrot à coté du camping, pour y déguster un repas chaud ainsi qu'une bonne bière. Le temps de renter se coucher sous une pluie battante et un autre jour qui se termine malgré tout plutôt bien.

Jour#4:

Si nous pensions que la pluie que nous avons reçue allait nous laisser un répit, nous aurions perdu notre pari. La pluie à continué une bonne partie de la nuit et au petit matin, nous avions presque les pieds dans l'eau, la boue collait aux chaussures. Heureusement, la salle communautaire du Camping nous à permis de faire sécher quelque peu nos vêtements de navigation, et aussi de se préparer un petit déjeuner dans des conditions bien confortable voire luxueuse pour nous simple voyageurs.

Le pliage des tentes suit ainsi que le chargement des kayaks. Une réparation de dernière minute, permet de colmater une légère voie d'eau sur un des kayaks. La routine de transport des kayaks rodée, nous permet de mettre les kayaks rapidement maintenant qu'ils commencent à peser moins lourds, au bord de l'eau. Quelques minutes plus tard, sous un ciel couvert, nous donnons nos premiers coups de pagaie. Enfin il semble que la chance à tourné un peu en notre faveur. La marée étant descendante les heures à suivre, nous devrions avoir une progression autant facile que rapide.

Les caps succèdent aux coudes, nous passons une des rares ile du fjord, a une vitesse très respectable. Le traffic maritime est plutôt calme sur le Saguenay. Peu de bateau croisé durant cette journée. Une halte à L'anse au Cheval pour la pause déjeuner nous permet d'ambitionner et de rattraper le retard pris les premiers jours.

En cette seule journée nous couvrons les quelques 38 à 40 km dépendant du mode de mesure qui nous séparaient de la Caye à David notre dernière halte avant notre arrivée à Tadoussac.

Si nous avions pris du retard, au début de notre périple, nous n'avions jamais tenté de faire notre étape du jour coute que coute, ceci nous à bien servi, nous n'avons pas stressé, sachant que nous pourrions à un moment donné avoir une progression plus rapide.

Il vaut mieux parfois arriver un ou deux jours en retard, que de ne pas arriver du tout. 

Si le site de l'anse d Cheval, était plutôt moyen, nous y avons pris quand même notre collation encore une fois sous une légère pluie. La bâche et les poteaux nous ont encore une fois été bien utile. Un simple thé chaud nous a mis quelques chose de chaud dans le corps au moment même ou celui-ci commençait à se refroidir après quelques temps d'inactivité. 

Après avoir passé sous des lignes électrique qui franchissent le Saguenay, nous commençons à voir peu à peu, perdu dans la brume, le point final de cette journée. La vitesse des kayaks accélère un peu dû au moment de la marée qui est à sa vitesse maximum. Bien pour nous. Nous arrivons à La caye à David, site des plus beaux, mais heureusement à marée haute maintenant. le point d'accostage se révèlera impraticable à marée basse. 

Le soleil aussi est de la partie maintenant. Les rochers en pente douce permettent de mettre notre linge à sécher. 

Les tentes se montent sur les habituelles plateformes maintenant. Les kayaks sont mis à l'abri des marées pour la soirée et la nuit à venir. Renonçant à la table de pique nique installée dans un endroit moins agréable à regarder, nous préférons prendre quartier sur les rochers, qui nous offre une vue magnifique. Après l'effort, le réconfort avec un repas chaud et aussi quelques verres de vin bien agréable ma foi!!! 

Jour #5: 

 

Ce dernier jour conclus notre aventure sur le Saguenay.

Après avoir eu des conditions météo plutôt précaire, le soleil et la chaleur deigne enfin nous faire signe. le reveil de bonne heure ce matin là, me permet d'avoir tous mes sens en éveil. 

La brume mouvante se déplace au gré des courants d'air léger sur le fjord, laissant la lumière changer constamment. C'est un spectacle continu, avec les oiseaux marin, qui vaquent aussi à leurs occupations. 

Les quelques pas dans les sous bois du campement permettent de sentir les essences des divers arbres de la place. Les cèdres, les épinettes, et aussi le coté iodé de l'embouchure du Saguenay.

Le silence est roi aussi, sans vent , les flots sont calme, juste le bruit régulier du torrent rempli la place de son son appaisant.

Une tasse te thé à la main, je savoure ces moments trop rares. Reposant.

 

Le reveil et le lever de mes partenaires, permettent au camps de prendre vie et chacun se met à se preparer son café et petit déjeuner.

Le bas niveau de l'eau, nous mets devant une évidence. Pas de départ rapide ce matin là. Nous n'avons d'autre choix que d'attendre d'avoir suffisamment d'eau pour pouvoir repartir.  Grand bien y fasse, le soleil aidant , nous sortons tous ce qui est mouillé ou humide pour le faire sécher au soleil qui commence à chauffer. Il est amusant de constater que la gente masculine se contente d'étaler le linge sur les rochers tandis que la gente féminine à plutôt tendance à utiliser une corde à linge.

La matinée s'écoule lentement, entre le séchage, le rangement des tentes, nous changeons notre tactique de transport des kayaks, préférant les porter à vide, et apporter les sacs et charger au point de départ. Les conditions météo plus favorables dictent aussi leurs conditions, la présence de rochers secs aussi.

 

San vraiment de concertation sur l'heure de départ nous nous rendons finalement compte, que les bateaux sont chargé, l'eau est montée, il ne nous reste plus qu'à embarquer pour quitter ce lieu magnifique.

Le seul écueil à cette étape finale est en fait de terminer notre périple contre la marée maintenant. L'embouchure du Saguenay offre des courants assez puissant, bien venu dans le sens du déplacement mais plus ardu contre.

Avec la montée des eaux, le réchauffement de l'air nous apporte une brise aussi dans le même sens que le courant. Nous devons aussi traverser le Saguenay pour arriver à Tadoussac sur la rive Nord du Fjord. Tous ces effet conjugués, nous font traverser un fjord à contre courant , avec un vent qui commence à lever des vagues qui frappent les kayaks de plein fouet. La progression est ma fois plutôt lente ou encore vu la grandeur des lieux, nous sommes si petit, que toute traversée semble une éternité.

La traversée vers la rive Nord fût conclue avec brio, reste encore la dernière ligne droite vers Tadoussac. Le cap de la boule nous permet de tester nos habileté en reprise de courant dans un endroit ma foi bien agité. Les bases sont là, l'obstacle est franchi. Cependant, le groupe à éclaté quelque peu, et nous nous sommes éparpillé sur le fjord. Les contres courants  en font  progresser certains à grande vitesse, alors que d'autre sont pris un peu plus loin par les coups de tonnerre d'un orage naissant. La largueur du Saguenay nous fait perdre de vue nos partenaires. Heureusement, la communication était plutôt bonne, nous avions eu précédemment la bonne idée de prendre avec nous nos radios VHF et aussi de sélectionner un canal de communication.

Un rapide appel à permis de rejoindre les kayakistes manquant et aussi de les savoir ensemble, à l'abri de l'orage.

Une dernière longueur nous sépare maintenant de notre objectif. Les traversiers sont dépassé sans encombre, un dernier virage et enfin, l'hotel de Tadoussac est devant nous, la plage, à marée haute nous permet d'accoster proche de la rampe de mise à l'eau pour ne pas avoir encore à transporter les kayaks.

 

Une expérience incroyable, des amis super, une ambiance du tonnerre, je n'ai que de bon mots pour décrire cette expédition sans artifices.

 

Merci encore à vous tous de votre participation;

Marie Claude, Stéphane, Denis, Nathalie, Hélène.


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