L'AVENTURE

VOYAGE EN CÔTE-NORD ÉTÉ 2009
Expédition de kayak de Rivière Portneuf (Portneuf sur mer) à Rivière Pentecôte.
Puis de Pigou à Sheldrake avec Bruno Matte.

Par Stongi

Introduction

En cet été 2009 mon projet était de partir de Les Escoumins jusqu'à Havre St-Pierre avec un itinéraire basé sur des parcours de 5 heures et des distances de 30 km. La réalité de la mer , de ses courants, du vent et des vagues me ramènera rapidement à des ambitions moindres. Le 19 juillet je laisse mon char aux Escoumins chez mon collègue Bruno que je dois rejoindre plus tard. Il me conduit au camping de Portneuf sur mer.


JOUR 1 - 20 juillet

Après une bonne nuit , je pars à marée basse de rivière Portneuf et pagaie à contre-marée car malheureusement les marées sont en après-midi.
Péniblement, le kayak se déplace à 4 ou 5 km/h je longe un littoral de dunes et reçoit un vent modéré du côté tribord qui ne me dérange pas tellement.
Vers Forestville, j’aperçois le traversier qui va à Rimouski.
Peu après les vieux démons de l’impatience se joignent au voyage et me crie à l’oreille des mots d’anxiétés et de craintes inutiles. Je décide de pagayer jusqu’à une île.
Là, je suis accueilli par les cris stridents de milliers d’oiseaux qui nichent sur les rochers. D’ailleurs le St-Laurent c’est le paradis des oiseaux.

Je n’ai pas intérêt à rester là. Après tout c’est un refuge d’oiseaux qui se nommel’île Laval. Je quitte donc après une pause de 15 minutes et me dirige vers la Baie des plongeurs.

* Position : N 48 46 04 - O 68 59 20
* Distance parcourue : 16 km.
* Durée : 4 heures

Quand j’arrive la marée est montante et comme je sais que la marée du matin est plus haute que celle de l’après-midi je vérifie sur mes notes la différence. À une heure du mat’ elle sera de 1 mètre plus haut. Je me réveille à 10:30 et constate que le flot progresse beaucoup plus que je ne l’avais cru. A minuit, branle-bas de combat, je déplace toutes mes affaires et les montent de 2 pieds pour éviter une thalassothérapie non-désirée. Je fais connaissance avec la mer qui me tient bien éveillé.


JOUR 2 - 21 juillet

De Forestville, je me dirige vers les Ilets Jérémie. Encore une fois je pagaie à contre-marée. En fait, j’ai attrapé la dernière heure du jusant mais les vitesses sont encore du même acabit c’est à dire entre 4 et 5 km/h. Je prends une pause dans une jolie anse près de Cap Colombier où il y’a quelques chalets. Je parle un peu avec des gens et dîne tranquillement. Ensuite je repars et m’arrête à l’Auberge de l’Anse aux sables. Je suis reçu dans un palace avec la télé cablée. Retour sur la civilisation et son lot de nouvelles pour les goinfrés de l’actualité. Je sais que le lendemain un super-déjeuner m’attend. Le temps est mauvais, j’ai fait le bon choix.

* Position : N 48 52 20 - O 68 48 13
* Distance parcourue : 18 km


JOUR 3 - 22 juillet

Après le départ des Ilets Jérémie je lance l’embarcation et j’aurai droit au premier grand spectacle du voyage. En effet, arrivé près de la pointe à Michel qui est à l’embouchure de la rivière Bersimis, j’ai la chance d’entendre un merveilleux chant.
Est-ce le chant des sirènes comme dans l’Ilyade écrite par Homère ?
Il y a une grande colonie de phoques et je les écoute et regarde avec attention.
Voici une des choses les plus impressionnantes qui m’ait été données d’entendre.
Ces sons me rappelle des pleurs ,c’est à la fois attendrissant et intriguant.

Tout autour du kayak, ils viennent rencontrer l’intrus que je suis. Je leur fait peur c’est une évidence. Alors, je navigue jusqu’à Betsiamites.
La pause aura lieu sur la plage devant ce beau petit village très bien situé.

Après ce répit je cesse de me prendre pour Ulysse et continue jusqu’à l’Anse des aulnes, ma prochaine destination..
Une belle journée de kayak se termine.

* Position : N 49 00 44 - O 68 36 53
* Distance parcourue : 30km

à l’Anse des aulnes il n’y a pas seulement des aulnes. Il y a aussi des moustiques à profusion, surtout des maringouins. Dans le bois à côté des rochers c’est une héronnière. Il y’en a au moins 50 qui jacassent. (Cela ressemble à une chicane de voisins)
Et sur mon rocher je dois encore une fois surveiller la grande marée du petit matin.
Le kayak est attaché et mes équipements sont dans leurs derniers retranchements.
Le siège peut commencer. Pendant la nuit l’eau montera tout juste au pied de la tente. Ouf!


JOUR 4 - 23 juillet

Je sais que les battures de la rivière Outarde et Manicouagan font 5 km de large. Je pars donc à la fin de la marée basse en me disant qu’heure après heure elle va remonter. Le problème c’est que dans cette bande de 5 km il y a 4 pouces d’eau. C’est uniquement à la mi-marée c’est à dire à la 3è heure de la montante qu’il se passe un changement significatif. Je me suis fait vraiment “pogner” là-dedans.
Pagaie un peu, débarque du kayak, tire le kayak, rembarque et pagaie et comme ça pendant 2 heures à 5 km des côtes. Heureusement qu’il n’y avait pas d’orage en vue. Si on enlevait l’eau de cette batture on y verrait une grande plaine plate.
Et, soudain à la 3è heure la vague arrive et bang l’eau se réinstalle.
J’arrive à la Pointe aux Outardes et monte la tente tout près d’une belle plage.
Je prends une jeune guide qui me fait visiter les sentiers d’interprétation.
Intéressant et surtout pas un truc à touriste.

* Position : N 49 02 33 - O 68 27 37
* Distance parcourue : 12 km


JOUR 5 - 24 juillet

Le lendemain j’attends donc la troisième heure du flot pour avoir de l’eau et être sûr d’avoir ensuite le jusant ou marée descendante pendant 3 heures. Pendant le trajet je longe une belle dune qui s’érode lentement sous l’effet combiné des marées et du vent .Certains chalets sont maintenant à 1 ou 2 mètres du littoral, prêt à dévaler la côte. A cause de ces falaises de sable je ne peux apercevoir le site où je dois accoster. Heureusement avec le GPS cela devient chose facile.J’arrive à Baie St-Ludger, monte le kayak en haut et trouve une jolie halte municipale gratuite avec bécosse.(toilette sèche pour les français)

* Position : N 49 05 23 - O 68 18 19
* Distance parcourue : 13 km

Le soir, autour du feu un certain monsieur Maltais viens me jaser de sa vie et de la région. Il a été pêcheur de hareng et me rappelle que dans le fleuve jusqu’au début des années ‘70 on y trouvait de la plie, de la morue de 50 pouces et du caplan à profusion. Il me raconte les fameux dragueurs qui sont venus racler le fleuve, pêcher en vrac sans vergogne et détruire les fonds marins pour enlever au peuple du coin sa pêche de subsistance. La plupart de ces bateaux étaient étrangers et on peut penser que les droits de pêche à cette époque devaient s’acquérir à coup d’enveloppes brunes. Qui sait ?

D’ailleurs un certain monsieur Bond près de la rivière à la chaloupe me dira sur le même sujet “ Détruis le nid d’un oiseau et il ne reviendra jamais en refaire un à la même place”

Cette analogie décris bien ce genre de catastrophe écologique.


JOUR 6 - 25 juillet

Toute la nuit il a plu à boire debout. Idem jusqu’à l’après-midi. J’en profite pour lire un bouquin et déjeuner dans la tente. De temps à autre je courre jusqu’aux toilettes et reviens me réfugier sous la toile. Vers 15 heures apparaît une éclaircie qui me décide à partir. Le vent du nord-est s’est levé et semble bien vigoureux. Il y a un avis de vent violent entre Tadoussac et Pointe des monts mais comme la radio-météo dit toujours cela je n’en tiens pas vraiment compte.

Je pars et tout va bien sauf que lorsque j’arrive en vue de la Pointe Paradis je vois de l’écume blanche sur la pointe. Beaucoup d’oxygène ça veut dire que ça brasse pas mal.

Arrivé à cette pointe il y a des vagues croisées de 2 mètres et plus et elles forment un clapotis menaçant. J’avance là-dedans les fesses un peu serrées mais tout de même confiant en mes capacités et mon expérience. Je trouve les corridors qu’il faut et les murs de 3 mètres de côté qui arrivent sur le kayak passent très bien. Avec le chapeau bien tassé et les appuis en réserve tout baigne. Un peu plus tard je passe la pointe Manicouagan et encore le même scénario avec en boni le vent de face. . L’embarcation avance à pas de tortue et je me dis que je n’aurai pas la force de me rendre au camping de Pointe Lebel. J’arrête sur une plage privée. Je monte le grand escalier qui me mène au chalet et demande la permission de camper sur la plage. Un couple avec une petite fille me disent O.K.

Pendant que j’essaie de ranimer le feu sur la plage, la dame descend me porter du bois sec, des fromages,.du pain et des légumes frais. Merci à ces gens qui respectent les voyageurs.

Tout au long de ce voyage, les gens de la Côte-Nord me démontreront cette générosité et ce respect.

* Position : N 49 06 24 - O 68 11 09
* Distance parcourue : 11km


JOUR 7 - 26 juillet

Je quitte la pointe Manicouagan pour me diriger vers Baie-Comeau. Enfin je pars avec la marée descendante et en plus, je pagaie le matin ce que je préfère de beaucoup car les vents sont moins présents le matin qu’en après-midi. Il y a encore de bonnes battures mais je m’arrange pour les contourner je ne prends aucune chance. J’arrive dans la Baie du garde-feu. Je suis dans le parc des glaciers (anciennement Centre boréal) et je participe aux activités offertes.

Via ferrata le long des falaises, une séance de rappel et surtout les tyroliennes qui passent au-dessus du fleuve à une hauteur impressionnante.

Il y a des plate-formes pour installer les tentes, des bécosses et une douche naturelle.

* Position : N 49 16 56 - O 68 03 15
* Distance parcourue : 23 km


JOUR 8 - 27 juillet

Je pars de Baie-Comeau et malgré que j’ai la marée de mon bord je n’avance qu’à 5 km/h. Je longe la côte et il y a un rorqual qui tourne autour de moi. Je passe le rocher Mistassini qui semble bien austère puis dans la baie entre la pointe Mistassini et Franquelin se profile marsouins, baleines et phoques. Très beau parcours qui m’amène à l’auberge de Franquelin par la rivière. Les aubergistes sont bien gentils et leur mets succulents..

Je visite le musée des bûcherons qui est bien intéressant avec les photos d’époque etc...

* Position : N 49 17 34 - O 67 53 53
* Distance parcourue : 13 km


JOUR 9 - 28 juillet

Départ de Franquelin à 8:15 dans la brume avec , enfin une bonne vitesse c’est à dire de 8 à 9 km/h en me tenant à 3 kilomètres du rivage. Les nuages sont bas comme d’habitude mais pas d’orage à l’horizon. Des rorquals viennent fendre l’eau et leur souffle me rappelle leur imposant gabarit. La rivière Godbout m’accueille dans sa splendeur.

J’accoste au vieux quai et transporte mes choses sur 500 mètres jusqu’à l’hébergement Cormier situé au-dessus du dépanneur. C’est sympathique, pas cher (comme un camping) et ne nécessite pas de démontage de tente.

Je passe la journée dans le village et fais la rencontre de gens..Un peu de placotage ça fait du bien.

* Position : N 49 19 34 - O 67 35 05
* Distance parcourue : 27 km


JOUR 10 - 29 juillet

Départ à 9:00 de Godbout pour effectuer la traverse des mornes. J’étais un peu anxieux de passer ces falaises à cause des mises en garde du sentier maritime ou route bleue qui disait que cette section était impossible à accoster en urgence et que les ressacs y étaient courants. En longeant la côte je vois au moins 6 ou 7 plages où les arrêts sont possibles me laissant un peu songeur sur tous les avis que j’ai lu.

Mais comme la journée est splendide et les vents légers tout se passe bien et au bout d’une heure 30 j’aperçois la baie de St-Augustin et plus loin la Pointe des monts.
Je contourne la pointe et un peu après le phare j’accoste pour une pause à la pointe Steamship.
Belle place qui est mentionnée sur la route bleue mais mal entretenue.
Les toilettes sont impraticables car la porte est bloquée.
La plate-forme est envahie par les plantes et l’herbe est haute.
Ce n’est pas si grave quand on campe “sauvage” mais le problème c’est que la route bleue est supposée “exister”.
Peut-être n’y a t-il pas assez de gens qui l’utilisent ? En tout cas je me demande si ce projet va continuer ! Je l’espère !

Après la pause j’ai un bon vent de dos qui me pousse jusqu’à Baie-Trinité au camping “Chalet de la mer “.

* Position : N 49 24 56 - O 67 18 13
* Distance parcourue : 33 km


JOUR 11 - 30 juillet

Ouf! Celle-là ne sera pas une grosse journée. Au bout de 2 heures je suis à la Baie des Chouinard ou aux îlets Caribou. Je perds mes lunettes, un élément indispensable sur l’eau.

Je décide donc d’aller au camping. Un gars me donne un coup de main pour apporter mes choses. C’est un métis qui lutte pour être reconnu par l’état. La dame qui gère le camping me trouve des lunettes. Perdre des choses dans un voyage comme ça est vraiment embêtant. Jusqu’à maintenant j’ai perdu un petit matelas mousse pour mon confort, un urinoir (pas trop grave) et la mini-carte SD contenu dans le GPS (plus important).

Par contre les Ilets caribou est un endroit paradisiaque. La beauté du golfe avec ses plages et ses cayes. (récifs)

* Position : N 49 29 12 - O 67 13 55
* Distance parcourue : 10 km


JOUR 12 - 31 juillet

Départ des îlets Caribou à 11:00 avec un bon vent de dos et après 2 heures j’arrive juste à côté de la pointe des roches. D’après la carte cela pourrait être la pointe Roadstead. En face je vois l’île aux oeufs et la plage est splendide..

Je décide de dormir là.

* Position : N 49 37 27 - O 67 12 26
* Distance parcourue : 16 km


JOUR 13- 1er août

Avec une mer tranquille, et pendant que l’Ile aux oeufs s’éloigne, les coups de pagaie me rapproche des récifs de la Pointe aux anglais. Enfin à ma gauche, une longue plage qui me mène à l’embouchure de la rivière Pentecôte. Là, il y a une cantine. Je me restaure un peu et attends Bruno, mon collègue de voyage qui vient me chercher pour repartir de plus belle un peu plus l

* Position : N 49 46 48 - O 67 10 06
* Distance parcourue : 20 km

C’est la fin de la première partie du voyage, une autre commence.

Nous allons à Sept-îles manger chez Omer (j’adore les sandwichs au crabe) et nous allons dormir à Pigou sur le balcon du chalet des amis de Bruno.


JOUR 14 - 2 août

Notre départ se fait de l’Ile aux graines, pas tellement loin de la rivière Pigou.

Avec un vent d’est en plein visage, l’avance est pénible et les vagues ne nous facilitent pas la tâche. Au bout de 15 km et cherchant une plage qui ne soit pas que de la grosse roche nous trouvons un merveilleux havre. L’Anse à Boucher est une plage de sable avec des rochers pour faire sécher les vêtements et en plus un ruisseau pour se laver. Bruno a un don très particulier pour toujours trouver des lieux appropriés. En prime un peu sur notre droite il y a un camp Innu composé de trois Shaputuans et un petit tipi.

* Position : N 50 18 05 - O 65 23 14
* Distance parcourue : 15 km

Malheureusement en montant ma tente un poteau se brise rendant un arceau inopérant. La tente est toute molle. Evidemment il fallait que la pluie soit au rendez-vous. Toute la nuit elle tombe et le matin elle continue de plus belle.

Nous allons sous le Shaputuan pour être à l’abri pendant que les proprios n’y sont pas.


JOUR 15 - 3 août

Journée de repos.

Peu de temps après s’être mis à l’abri les innus arrivent et nous disent qu’il n’y a pas de problèmes, que nous pouvons rester sous leurs tentes.

Ce sont des jeunes qui s’occupent de familles monoparentales de Mallioténam.

Ils offrent des vacances aux parents et enfants pendant une semaine. Ils se baignent à la rivière et explore les voies traditionelles Montagnaises. C’est le conseil de bande qui les financent. C’est un beau projet. Ils nous invitent même à manger avec eux et nous donne un truc pour l’arceau de ma tente. Un bouleau bien vert se tourne facilement et remplace le truc d’aluminium.

Merci à Tshi-wé-touan pour son truc.


JOUR 16 - 4 août

Comme les marées descendantes sont soit au petit matin ou en après-midi nous décidons de partir de nuit et en plus, c’est une expérience que ni l’un ni l’autre n’avons jamais faites.

Réveil à 2:00 et à 3:15 on dégage de la Baie. C’est spécial , nous entendons les vagues mais on ne voit ni leur grosseur ni leur force. L’ouïe devient prépondérant.
Et puis voilà le flash. Je n’avais jamais vu la bioluminescence causé par le plancton.
A chaque coup de pagaie c’est une filet de petites étoiles dans l’eau. C’est comme une série d’étincelles ou même de tisons.

Nous avons regardé une lune rousse disparaître et peu après le soleil apparaissait. Après 4 heures et demi nous nous sommes arrêtés à la Pointe Bond.

N 50 17 08 - O 65 07 35

À 14 heures nous sommes repartis pour 3 heures et demie de kayak et nous avons accostés à l’Anse Lemarquand près de Sheldrake. Dans l’anse il y a de vieux chalets abandonnés. Nous pensons dormir là. J’essaie de monter ma tente avec le bouleau et CRAC !

Un deuxième arceau d’aluminium brise.Je décide d’arrêter mon voyage. Je sais que j’abandonne Bruno et ça me désole mais je sais qu’il va se rendre à Havre St-Pierre et que de toute façon il n’est pas question de partager la même tente. (Brrrr et ?&*ronflements!!$%?)

Finalement, un des propriétaires des chalets nous propose de dormir dans son chalet en construction et évidemment nous ne refusons pas l’offre de monsieur Gilles.

Position : N 50 15 58 - O 64 57 24

Distance parcourue : 31 km (En 8 heures de kayak !)

Distance totale : 300 km

Voilà ce qui constitue la deuxième partie du voyage.


JOUR 17- 5 août

A Bruno je lui dis au revoir et lui souligne que la prochaine fois nous devons partir ensemble au même moment ! Je place mon kayak derrière une remise pas trop à vue.

Commence alors un voyage terrestre qui me ramène 40 ans en arrière. Je marche jusqu’au village de Sheldrake et j’ai bien fait de partir tôt car le seul bus qui va à sept-Iles est à 10 heures. Rendu à Sept-Iles, j’apprends que le bus pour Les Escoumins est à 7 heures.

J’en profite pour marcher jusque chez Omer et manger un bon.....(devinez).au crabe !

Vers 14 heures je suis sur la route 138 à faire du pouce..

Pas si mal, au bout de 45 minutes un gros pick-up noir arrête avec à son bord une délicate conductrice qui me propose Port-Cartier. Quelques jasettes plus tard le même manège recommence à Port-Cartier .Un trucker pardon un routier ou camionneur du nom de Eric m’embarque pour Baie-Comeau. Ce gars-là connais tout les coins par coeur, l’endroit où perche les aigles et où vont se rafraichir les orignaux en fin de journée. Il m’invite à dormir chez-lui à Hauterive et en retour je l’invite au resto


JOUR 18- 6 août

Je marche jusqu’à l’arrêt de bus et à 7 heures c’est le départ vers Les Escoumins où je récupère mon auto. Ensuite je fais toute la route jusqu’à Sheldrake. Je rembarque kayak et équipement sur le char et bing je remonte vers Franquelin où je reste pour la nuit.


JOUR 19- 7 août

De Franquelin je roule sans arrêt jusqu’à St-Hilaire manger avec ma mère.


JOUR 20-8 août

Retour à Montréal- Quel plaisir d’être de retour chez-soi..

Conclusion

Beau voyage avec un peu toutes les situations, mer agitée, clapotis, brume, bioluminescence, gens accueillants, beaux sites de camping etc.....

* * *

Consultez également l'album photo de cette aventure ICI

Les commentaires sur ce récit:

Zyl - 18 Février 2012, 10:30
Bravo Jean !
J'ai bien aimé ton récit, belle aventure.

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